Dans les derniers articles, j’ai parlé à plusieurs reprises des bienfaits de la déconnexion, notamment via le smartphone. Une déconnexion que j’ai d’abord découverte lors de mon voyage au Canada (récit à lire ici), puis que j’ai retrouvé lors de ma retraite au Pérou (article à retrouver ici). Mais je ne suis pas la seule à vanter les mérites de cette déconnexion, la créatrice de contenu la plus connue de France, et que j’ai déjà cité sur ce blog, Léna Situation, en a fait une vidéo long format. Vidéo dans laquelle elle raconte son expérience d’un mois sans écran (vidéo à retrouver ici). C’est ainsi que j’ai eu l’idée de me lancer dans les soirées sans écran.
De quoi parle-t-on au juste ?
Comme son nom l’indique, une soirée sans écran, c’est une soirée sans téléphone, sans ordinateur, sans tablette et sans télévision. Travaillant sur ordinateur, il m’est difficile de couper les écrans durant un mois complet voire même une semaine complète. Au départ, je m’étais dit que si j’arrivais facilement à couper le temps d’une soirée par semaine, j’arriverais progressivement à couper toute une journée, puis toute une semaine. Petit à petit, l’oiseau fait son nid…Spoiler alerte : ce n’est pas si facile.

Comment se passe une soirée sans écran ?
Arrivée à la maison vers 18h30, je vais à la salle faire ma séance. Retour vers 19h, je prépare mon repas. Et c’est là que ça se gâte ! Depuis des années, je suis habituée à dîner en regardant une série ou un film. Là je suis perdue, que faire ? Alors je lis ou je fais des mots fléchés. Impossible de manger en pleine conscience, pourtant c’est ce qui est recommandé. Mon cerveau réclame de la stimulation. Le reste de la soirée se déroule sans trop d’accroc, mon téléphone est sagement en mode avion, dans un coin. J’arrive à l’oublier. Pour s’occuper, rien de tel que des activités créatives : couture, peinture, coloriage, collage, lecture… L’avantage c’est que l’on se couche plus tôt et que la qualité du sommeil est meilleure. Je m’étais également fixée comme règle de ne pas allumer mon téléphone avant 8h le lendemain matin. Règle à laquelle je me suis bien tenue.

Suis-je parvenue à réduire mon temps d’écran ?
C’était l’objectif de cette expérience. J’avais déjà tenté pas mal de choses pour réduire mon temps d’écran : le mode concentration dès 20h (plus de notifications hormis certaines applications), le filtre noir & blanc (je l’ai utilisé 5 fois maximum), la suppression de TikTok (j’ai testé l’application durant la pandémie et j’étais effarée du temps que je passais devant donc elle a été supprimée au bout de deux mois d’utilisation), le retrait d’Instagram de mon écran d’accueil et la mise en place d’une limite de temps d’1h30 par jour (je vais toujours autant dessus et je dépasse quasiment tous les jours la limite de temps).

Est-ce que je continue les soirées sans écran ?
Non, je ne suis pas parvenue à faire une soirée sans écran par semaine. Pourquoi ? Le FOMO. La peur de manquer quelque chose. La peur de louper un appel ou un message important, la peur de passer à côté d’une information cruciale. En vérité, ça n’arrive pas si souvent et ça ne m’était jamais arrivé lors d’une soirée sans écran.
Et puis, c’est aussi plus simple après une grosse journée de travail de s’installer confortablement devant sa télé, c’est sûr que ça demande moins d’efforts.
Toutefois, je suis parvenue à faire perdurer une chose : la règle de ne pas allumer son téléphone avant 8h. Fini les précieuses minutes matinales passées à scroller bêtement sur Instagram (parce oui c’est là que je passe la plupart de mon temps d’écran). On se réveille clairement plus sereinement. J’ai aussi gardé quelques réflexes comme me mettre en mode avion lorsque les notifications deviennent trop oppressantes ou prendre le temps de faire des choses manuelles lorsque j’ai passé trop de temps devant les écrans.

Quelles suites donner à cette expérience ?
Il est clair que la déconnexion offre de nombreux avantages et que je ne compte pas m’arrêter là. Je pense notamment à tenter de supprimer Instagram pendant un mois, histoire de m’en détacher un peu, puisque c’est surtout de là que je perds beaucoup trop de temps. J’hésite également à investir dans un dumbphone, un portable avec les fonctionnalités de base comme celui que j’avais à 15 ans. Je ne dis pas que c’est celui que j’utiliserais la plupart du temps, mais de temps en temps remplacer mon smartphone par mon dumbphone pour me recentrer sur la vraie vie, celle qui compte vraiment finalement.
Toi aussi tu trouves que tu passes trop de temps sur ton téléphone ? Dis moi si tu as d’autres astuces pour t’aider à te déconnecter ?