Welcome to Jamaïca

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Coucou toi,

Et voilà j’ai enfin accompli le grand voyage dont j’ai tant rêvé. 15 jours de bonheur en Jamaïque. Cette île connue pour ses stars comme Bob Marley ou encore Usain Bolt. Lorsque l’on parle de la Jamaïque, on pense au reggae bien sûr et à la weed aussi. Mais connais-tu le dancehall ? Il s’agit d’une branche dérivée du reggae, une version plus moderne. 

Ceci n’est pas un voyage comme ceux que j’ai l’habitude de faire. Pour commencer, je n’ai rien organisé (ça fait du bien). C’est ma prof de dancehall qui a tout organisé. Il s’agit de son 10e voyage en Jamaïque alors elle connaît très bien le pays. Ce qui est plutôt rassurant, car malgré son côté très positif, la Jamaïque est aussi connue pour sa grande violence. Lorsque l’on est immergé dans le pays, on ne comprend pas vraiment d’où vient cette violence. Un Jamaïcain m’a même dit que les Jamaïcains étaient une grande contradiction, à la fois très « peace » et très violent. Il n’est donc pas vraiment recommandé de sortir seul lorsque l’on est étranger et la nuit il vaut mieux se promener uniquement en taxi.

 

 

Ce voyage était donc un dance camp. En 15 jours, j’ai fait 13 cours de danse et 4 excursions. Je te parlerais de celles-ci dans un second article, car sinon ça sera trop long. En revanche, je peux déjà te donner le sommaire :  blue hole, Kingston, life yard, portmore, French man’s cove, blue lagoon.

Ce que j’ai appris par rapport à la danse

Les cours de danse en Jamaïque n’ont rien à voir avec ceux que je fais en France. Ma prof a eu beau nous en parler, je crois qu’il est impossible de s’en rendre compte avant de l’avoir vécu. Déjà il n’y a pas de miroir, cela dure 2 fois plus longtemps, au minimum. Les danseurs qui donnent le cours sont là pour nous transmettre une culture. Il y a un véritable échange, un moment de partage. Un vrai lien se créer autour d’une même passion, la danse. Les danseurs qui font le cours nous poussent à être au top en nous faisant répéter les mouvements autant de fois que nécessaire. Le but n’est pas la maîtrise parfaite du mouvement, car cela demande de l’entraînement, mais de comprendre le fonctionnement du mouvement pour être en mesure de le répéter et de s’entraîner ensuite.

Chaque danseur nous demande d’être concentré, il n’y a pas le temps de penser à autre chose. Je dois dire que d’habitude je suis plus dissipée, car je n’ai pas une grande force de concentration. Mais cette technique porte ses fruits, car j’ai remarqué que je progressais plus vite. J’ai beaucoup appris sur le dancehall grâce aux cours, mais aussi aux street parties si représentatives de la Jamaïque. En effet, il n’y a pas un soir qui n’a pas sa street party. Il s’agit d’une soirée qui est dans un lieu clos, à l’extérieur et dans les quartiers downtown. Ce sont les groupes de danseurs qui font le show. Au centre, les différents groupes se font face en formant une sorte de ronde géante et chacun impose ses mouvements. Libre au reste de la foule de les suivre. En général les locaux ne dansent pas, ce sont plutôt les Européens. Ce qui m’a marqué lors de ces street parties, et que j’avais également remarqué lors des cours, c’est l’énergie dépensée par les danseurs. En fait, même le mouvement le plus simple peut paraître extraordinaire lorsque l’on y met une très grande énergie. Cela me semble être la clé pour être un bon danseur.

Le dancehall est une vraie façon de vivre en Jamaïque. Si vous voulez vous imprégner de cet univers, je vous conseille d’aller suivre les comptes Instagram suivant :

Il faut soutenir ces danseurs qui font tout pour transmettre la culture de leur pays.

Ce que j’ai appris par rapport à la vie

Lorsque l’on arrive en Jamaïque, on remarque tout de suite que le rythme de vie est bien plus lent qu’en France. Au départ, on est un peu impatient d’attendre son repas au Island grill, la chaîne de fast food locale. Mais par la suite, on s’y habitue bien et on prend même le pli. On s’habitue à ce que tout commence en retard et on attend patiemment. On retrouve sur beaucoup d’objets de souvenirs la phrase « no problem in Jamaïca ». J’aime tellement cette phrase, je la trouve rassurante. Je vais essayer de l’appliquer en France afin de soulager mon stress maladif. Je n’ai jamais été aussi détendue qu’en Jamaïque et je précise que cela n’a rien à voir avec la weed.

Si tu demandes à un Jamaïcain comment il va, il y a de fortes chances qu’il te réponde qu’il va forcément bien puisqu’il est en Jamaïque. C’est cet esprit qui m’a vraiment marqué. Pour être allée dans les ghettos, je peux te dire qu’ils ont nettement plus de problèmes que nous. Pourtant ils restent positifs, ça porte à réfléchir n’est-ce pas ? Les Jamaïcains savent profiter de la vie pleinement. Ils utilisent très régulièrement le mot « enjoy » ce qui veut dire « profite/savoure/amuse/plaisir ». En patois jamaïcain « full enjoy your food » est l’équivalent de « bon appétit ». On m’a souvent demandé « do you enjoy yourself ? » ce qui signifie « est-ce que tu t’amuses ? ».  Je crois que c’est devenu mon mot préféré. Dedans on retrouve la notion de joie avec « joy » et j’aime penser que le « en » signifie entièrement. « Être entièrement joyeux », c’est ma propre définition du mot « enjoy ». Je pense que les Jamaïcains vivent « entièrement ». C’est-à-dire qu’ils font la fête tous les soirs, savourent chaque repas comme si c’était le dernier… ils n’attendent pas après quelque chose pour vivre leur vie. Au fond, ils ont raison, on ne sait pas de quoi demain sera fait.

Si tu veux te plonger dans l’univers musical du dancehall, je te conseil d’écouter ma petite playlist

Merci pour votre visite 🙂 N hésitez pas à réagir à cet article ! Je vous souhaite de passer un agréable moment sur mon blog, vous avez encore plein de belles choses à découvrir ! CG.

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